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TROUBLES DU LANGAGE ET DES APPRENTISSAGES ET SCOLARISATION
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Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page287.htm
 
Le diagnostic des troubles "dys
dysphasie, dyslexie, dyspraxie, troubles de l'attention...
 
 
Schéma général des bilans et diagnostics : trois niveaux
  A la recherche d'un diagnostic pour les troubles pressentis des apprentissages, "troubles dys", on peut distinguer trois niveaux
Niveau 1 : Les bilans des orthophonistes ou des ergothérapeutes
Le plus souvent c'est aux professionnels du secteur para-médical - orthophonistes pour les troubles du langage, ergothérapeutes pour les troubles de la coordination motrice, orthoptistes pour les troubles visuo-spatial, - que les parents auront d'abord à faire, pour un premier bilan des difficultés de l'enfant qui présente ces troubles et pour une première prise en charge de l'enfant. Ces professionnels ne sont pas habilités à porter un diagnostic au sens médical du terme, car le diagnostic est en principe un acte médical porté par un médecin. Mais leur bilan sera utilisé par le médecin et il constituera le moment venu l'une des bases du diagnostic.
Si ces professionnels suspectent un véritable handicap (dysphasie, dyslexie, dyspraxie...) ils orienteront la famille vers un médecin spécialiste ou vers un centre compétent pour porter un diagnostic.
Dans un certain nombre de cas ce bilan des professionnels pourra suffire à la MDPH pour attribuer un PCH (plan de compensation du handicap, qui peut comporter un PPS) si les troubles sont suffisamment avérés.
Niveau 2 : les diagnostics établis par des médecins spécialistes et des équipes de proximité
Les textes parlent d'équipes de proximité. Effectivement un diagnostic sûr est en général le fruit d'un travail d'équipe. Et les spécialistes reconnus, comme les neuropédiatres, ne travaillent pas seuls. Pour l'approche de la dysplasie ils s'appuient par exemple sur les bilans établis par les orthophonistes...
Une difficulté pour les familles sera de s'informer sur l'existence de ces "équipes de proximité". Elles peuvent s'informer auprès du Centre Référent de leur région. Il existe ici ou là des "réseaux de santé" qui répondent parfaitement à la demande. Voir par exemple en Charente Maritime : reseau de sante
A l'issue du niveau 2 un diagnostic de trouble spécifique des apprentissages peut être établi. Mais en cas de diagnostic incertain ou de trouble sévère spécifique des apprentissages, on fera appel au niveau trois, c'est à dire au CRTLA
Niveau 3 : diagnostics établis par Les centres référents pour les troubles du langage et des apprentissages - CRTLA
Le ministère de la santé a mis en place, dans les CHU de chaque région, des Centres référents pour le diagnostic des troubles du langage et des apprentissages. En principe, les centres répondent à une demande formulée par un professionnel ou tout au moins avec l'avis d'un professionnel. Le diagnostic est réalisé par une équipe pluridisciplinaire.
Voir : Les centres référents présentation, liste et adresses
Colette

05-02-14
Le passage par un Centre Référent est-il obligatoire ? Doit-on avoir la confirmation par un centre référent trouble TSL pour que la MDPH reconnaisse la dysphasie d'un enfant ?
ISP

06-02-14
Aucun texte ne fait obligation à la MDPH d’attendre un diagnostic d’un centre référent pour reconnaître la dysphasie d’un enfant.
En Charente Maritime la MDPH prend appui aussi sur les bilans des orthophonistes. On hésitera sans doute alors à prononcer le mot dysphasie, puisqu’il ne s’agit pas d’un diagnostic au sens médical du terme, mais il y a la reconnaissance d’un trouble du langage oral, qui exige des rééducations et des aménagements de la scolarité.
Heureusement d'ailleurs qu’il en est ainsi, parce que dans les Centres référents les délais d’attente sont souvent très longs.
 
Pour un diagnostic précoce des troubles dys
Premiers repérages
Les caractéristiques des enfants atteints de troubles des apprentissages sont habituellement observées en premier par les proches de l’enfant, en raison de difficultés de langage ou de difficultés motrices qui entraînent des problèmes dans la réalisation des activités de la vie quotidienne (p. ex. l’habillage, les habiletés pour le terrain de jeux, l’écriture, les activités graphiques, les activités du gymnase) ou des problèmes de rendement scolaire.
ISP Le médecin directeur du CRTL de Poitiers, observait que les parents commencent à s’inquiéter vraiment quand l’enfant a 18 mois, surtout s’ils ont l’occasion de comparer avec d’autres enfants.
Souvent aussi ce sont les enseignantes de maternelle et/ou les médecins de l'éducation nationale qui les premiers alertent les parents.
On peut trouver sur quelques sites des associations de parents des listes des symptômes susceptibles d'alerter les parents, par exemple
  pour la dyslexie : AAD-France http://www.dysphasie.org/ > mon enfant parlez mal, que faire ?
pour la dyspraxie : DMF http://www.dyspraxie.info/ > vie quotidienne
Martine

20-03-14
A propos des troubles du langage oral
A quel moment faut-il s'inquiéter quand une enfant de 30 mois ne prononce pas bien les mots ? Elle comprend tout ce qu'on lui dit, mais refuse d'articuler...
ISP

24-03-14
Lu dans Sud-ouest du 24-03-14, Suppl. Fémina, une réponse de Marcel Rufo
Je crois qu'il faut consulter un orthophoniste. (...) Je suis toujours très circonspect quand on me dit qu'un enfant comprend tout, mais ne parle pas. En fait, quand on comprend on parle. (...) Elle a trente mots, elle est effectivement assez grande. Elle devrait avoir à peu près 150 mots dans son vocabulaire. Bien sûr, il peut y avoir des évolutions un peu plus décalées, mais tous les retards méritent d'être pris en charge car ils n'évoluent jamais tout seuls. Il faut donc que vous alliez consulter.(...) Il faut surveiller de près l'évolution du langage de cette enfant pour l'enrichir. Cela permettra aussi qu'elle s'intègre mieux au sein des enfants de sa future école maternelle car, si elle ne parle pas bien, elle aura du mal à se sociabiliser.
  Pour les 0-7 ans : les PCO - Plateformes de Coordination et d'Orientation
Plusieurs associations se sont regrouipées pour organiser des PCO, Plateformes de Coordination et d'Orientation. Tout enfant pour qui l’on suspecte un trouble du neurodéveloppement (TND) peut être orienté dès son plus jeune âge vers une plateforme de coordination et d’orientation (PCO). La PCO propose un accès au diagnostic et aux soins avec une prise en charge de la CNAM..
Voir Agir tôt - Diagnostic et soin (0-7 ans) - HyperSupers - TDAH France (tdah-france.fr)

Liste des plateformes disponibles à ce jour (décembre 2021) ci-dessous :

ISP D'autres départements peuvent avoir d'autres dispositifs.
Pour le 17, par exemple, voir Troubles du langage : les réponses et les services évoluent
Documents
Le repérage précoce des signes d'appel de dys
Un outil pour l'école maternelle : principes, analyse et préconisations
Alain MORET - Elsevier Masson - 2020
Pour certains « dys » le diagnostic peut être posé relativement tôt. Avant même que l’enfant soit scolarisé. C’est le cas de certaines dysphasies et du TDA/H, par exemple. Pour les autres (dyslexie, dyspraxie…) il ne pourra l’être qu’après que l’enfant aura déjà été confronté aux apprentissages scolaires comme la lecture, l’écriture… En revanche cela n’exclut pas de pouvoir repérer précocement des « signes d’appel » qui pourront ensuite utilement déboucher ou non sur des diagnostics. C’est tout l’objet de ce livre…
 
 
Note à propos des diagnostics tardifs
ISP

06-02-14
Dans le compte-rendu de la 2ème journée nationale des Centre Référents TSLA, on lit cette observation de Michel Habib, neurologue du Centre Référent de Marseille à propos des dépistages tardifs. Cette observation peut intéresser certaines familles :
« (…) les troubles pourraient n’apparaître que très tard dans l’enfance ou l’adolescence s’ils ont été suffisamment bien compensés pendant plusieurs années. A contrario, cela veut dire que ça n’élimine pas le diagnostic de troubles spécifiques d’apprentissage si un enfant n’a jamais été décelé comme tel à 12 ans. Ce point est très important pour les MDPH par exemple, car elles nous opposent souvent l’idée que si l’enfant n’a pas eu de rééducation jusqu’à l’âge de 12 ans, on ne va pas commencer à lui donner du temps supplémentaire pour le brevet, par exemple. Il vient donc en opposition à ce type d’argumentation… » (page 60)
http://www.creai-ra.com/IMG/Actes%20des%202%C3%A8mes%20Assises%20Nationales%20des%20Centres%20de%20R%C3%A9f%C3%A9rence%20TSLA(1).pdf
 
Echanges à propos du diagnostic : des témoignages significatifs
Valérie D.

10-03-14
de Valérie D. mère de N., diagnostiqué dysphasique, actuellement en CM1
Les maîtres ont fait des efforts sans connaître le problème. N. n'a été diagnostiqué qu'en septembre re 2013 (au CRTLA)...
Le médecin scolaire est super... J'ai eu plus de difficultés avec la psychologue scolaire car elle a fait passer des tests à N. qui ont montré qu'il n'était pas dys. C'est l'orthophoniste qui a insisté pour l'orienter vers le centre référent des troubles du langage presque deux ans plus tard. C'est dommage pour mon fils.
On a ouvert un dossier MDPH.
Laurence S.

27-03-14
Et j'aurais aimé que l'on diagnostique ce trouble plus tôt mais il n'y a que l'année dernière que la maîtresse de CM2 m'a suggéré d'aller voir une ergo ; pendant 3 ans j'avais cherché à trouver une solution, une réponse à ces : votre enfant écrit mal, il n'est pas organisé, il est " patachon", il n'écrit pas en entier les leçons... etc., de pédopsychiatre, psychomotricienne, j'ai même essayé la kinésiologie Quand on ne connaît pas ces troubles dys on est perdu, désemparé, mais maintenant ça y est, je sais, et on est dans le train du système !!!
ISP Aujourd'hui, nous semble-t-il, les familles finissent par obtenir de bons diagnostics mais que le chemin pour y parvenir peut être long ! Quand et à qui s'adresser ? Les familles sont encore trop souvent mal conseillées au départ...
Saida B
24-03-12
Pareil pour moi mon fils a fait pendant un an psychomotricienne et orthophoniste au CMPP ils n'ont rien vu, pour eux tout allait bien !!! Très très en colère ! quelle perte de temps !!!
Afoo M.
24-03-12
pour l'ergothérapeute c'est 20 € la séance et il faut au moins 40 séances, pour la psychologue c'est 48 €. Pour infos, ma fille avait fait des bilans au CMPP et ils n'avaient pas détecté la dyspraxie et la dysgraphie ! C'est à 14 ans grâce à un psychologue spécialisé pour les enfants précoces qu'elle a été diagnostiquée !
ISP
25-03-17
La plupart des CMPP et des CMP restent marqués par une approche psychologique des troubles des apprentissages. Ils cherchent donc plutôt à retarder le diagnostic et ils n'incitent pas les familles à rechercher un diagnostic auprès d'un neuropédiatre ou auprès d'un Centre de Référence. Les familles doivent le savoir.
D'où une certaine méfiance vis à vis d'une interprétation trop psychologisante des troubles.
Nous avons simplement relevé ici quelques témoignages qui montrent qu'une interprétation trop psychologisante des troubles (dans une mouvance psychanalytique) a trop souvent retardé un véritable diagnostic et donc les rééducations... Méfiance !
Valérie E.

06-02-12
L'équipe éducative de mon fils a eu lieu la semaine dernière. J'ai reçu le compte rendu et à la demande de la psychologue scolaire, le mot "dyspraxie" n'apparaît pas sur le compte rendu. J'ai donc écrit au Directeur de l'école jeudi dernier pour qu'il soit remis. Il n'a pas répondu.
Je vous explique le problème : la psy scolaire qui ne connaît pas mon fils, ne l'a vu qu'une fois en classe pour l'observer avant l'EE pense qu'on ne peut pas poser un diagnostic de dyspraxie à son âge (5 ans) donc veut que l'expression "trouble praxique" soit mise sur le CR et pas DVS (l'ergo présente elle aussi a eu beau lui expliquer, elle ne voulait rien savoir, "il ne fallait pas mettre d'étiquette sur l'enfant à son âge" je la cite). Pour cette psy sco, c'est don adoption qui pose problème ... pas sa DVS. Je souhaite donc qu'elle ne soit plus là pour les prochaines EE. Est-ce possible ? (...) Ce qui me dérange aussi chez elle, c'est le fait qu'elle ne jure que par le CMPP, qui est absolument incompétent chez nous en ce qui concerne la DVS et a une approche psychanalytique alors qu'une approche comportementaliste serait bien plus appropriée.
Didier V.

06-02-12

L'intervention au sujet des psychologues des Rased m'interpelle particulièrement, car "grâce" à son incompétence, on a perdu près de 3 ans dans le diagnostique de la dyspraxie visuo-spatiale de mon fils Mathieu qui est en 5ème maintenant.

Heureusement qu'en CM2 j'avais abandonné la psy du Rased au profit d'une psy en libéral. Vu la situation elle m'a envoyé faire un bilan neuro-psy pour Mathieu chez une professionnelle. Eh bien au bout de moins d'une heure de tests, elle vient me voir et me dit textuellement : vous avez déjà entendu parler de dyspraxie ?
Leila M.

07-02-12
Quand les problèmes scolaires de mes jumeaux ont commencé, je suis donc naturellement aller consulter ... une psy pour enfant. J'ai rencontré une sommité. Elle a conclu très sèchement que "si mon fils n'arrivait pas à écrire, c'était pour se punir, ce qui lui procurait une satisfaction inconsciente, une sorte de masochisme, quoi!". Merci ça fera 60 Euros à bientôt, waou.
Quand sa soeur jumelle a rencontré aussi des difficultés ...: "Un enfant qui n'arrive pas à dessiner est un enfant qui n'arrive pas à exister, voyons"!

Puis j'ai fait sur le conseil de l'école un bilan à Necker, et ça va mieux ! Mais c'est vrai que cette culpabilité est très difficile à surmonter ! Merci les psys !
(...) Mon avis personnel est que la psychanalyse est une aide formidable, mais les psychanalystes doivent apprendre à en reconnaître les limites, et ne plus nier les données médicales.

ISP
19/12/2021

On doit ajouter que ces témoignages sont anciens, et que depuis la situation a évolué !
   
ISP
20/04/2012
A propos d'un rapport de la HAS (Haute Autorité de santé)
Rapport intitulé "Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent".
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_953959/autisme-et-autres-troubles-envahissants-du-developpement-interventions-educatives-et-therapeutiques-coordonnees-chez-lenfant-et-ladolescent

Au moment où un rapport de la HAS (Haute Autorité de Santé) rendu public le 8 mars 2012, dénonce, dans sa conclusion, la non pertinence de l'approche psychanalytique et de la psychothérapie institutionnelle dans le traitement de l'autisme, la FFDys, dans une déclaration du 14 février 2012, rappelle que des parents d'enfants souffrant de troubles d'apprentissage ou du langage se heurtent aux mêmes difficultés que les familles d'autistes.
Voir Communiqué FFDys sur la psychanalyse, les Dys et l'autisme
Mis à jour en juin 2017

 

Mise à jour 19/12/2021

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